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INTELLIGENCE COLLECTIVE

Réussir ensemble par la sagesse de groupe

Management et coaching en intelligence collective  [voir aussi le blogue]

Lorsque des individus se rassemblent avec une intention commune et dans un environnement conducteur, quelque chose de mystérieux prend corps, dont les capacités et l’intelligence dépassent de loin celle des individus concernés. Dans ces expériences de groupe, les personnes ont accès à un genre de savoir qui va plus loin. La capacité de communiquer s’amplifie, tout le monde crée ensemble, un potentiel collectif d’ordre supérieur émerge entre les êtres humains, l’on fait naître le nouveau…

FORMATION A L'INTELLIGENCE COLLECTIVE PAR LES CONTES

Former, chez les personnes, leur habileté collaborative et leur capacité à l'universel (qui est le collectif par excellence) 
Apprendre à créer des jeux d'intelligence collective pour emmener des groupes en synergie
 
 

COACHING EN INTELLIGENCE COLLECTIVE

Se doter d'un génie collectif pour capter les forces d'innovation de l'inconscient collectif 

Créer un champ de forces pour régénérer les personnes et les projets en énergie collective.

  • Donner aux personnes, équipes, projets ou créations une dynamique de communion créatrice (confiance, spontanéité, transparence, créativité, coopération). 
  • Poser les bases d' un modèle de création collective.

 

CREATION EN INTELLIGENCE COLLECTIVE

Se doter d’outils qui donnent accès à la sagesse de groupe pour travailler ensemble
  • Apprendre à plonger ensemble et voyager dans la dimension imaginaire
  • Fonctionner en partage d’intuitions
  • Créer de complexité à complexité, en mode tissu (fonctionnement en organisme vivant).
  • Accélérer les projets en direction de courants émergents et mettre au jour des ressources d’innovation.

RESSOURCEMENT DES TALENTS EN INTELLIGENCE COLLECTIVE

Mise en oeuvre des outils de sagesse de groupe
  • Partager l’image collective avec des partenaires ou des tiers  (blason et devise) 
  • Expérimenter son pouvoir créateur pour contacter les idées novatrices émergentes
  • En faire un atout dans la politique d’image et les démarches  auprès des  prospects.

Et une histoire...

A l'époque de l'apogée de l'empire byzantin, l'empereur fut atteint par un mal redoutable auquel aucun médecin ne pouvait porter remède. Il envoya des ambassadeurs dans tous les pays, munis d'une description détaillée des symptômes de sa maladie. L'un d'eux se présenta à l'école du grand El Ghazali qui était un Soufi dont l'Empereur avait entendu parler comme étant l'un des grands sages de l'Orient. El Ghazali demanda à l'un de ses disciples de partir pour Constantinople.

Lorsque cet homme, qui s'appelait El Arif, entra dans la ville, il fut conduit à la Cour et traité avec les plus grands égards. L'Empereur le supplia d'opérer sa guérison. Sheikh El Arif demanda quels remèdes on avait essayés et quels étaient ceux que l'on projetait d'utiliser. Puis il procéda à l'examen du malade.

Il demanda enfin que l'on convoque en audience plénière tous les membres de la Cour : il y ferait une déclaration sur les moyens à employer pour effectuer la guérison.
Lorsque tous les nobles de l'Empire se furent réunis, le Soufi leur dit :

« Sa Majesté Impériale ferait bien d'avoir recours à la foi.

- L'Empereur a la foi, répliqua un prêtre. Mais elle n'a pas d'effet thérapeutique.

En ce cas, dit le Soufi, je me vois contraint de dire qu'il n'existe sur terre qu'un seul remède qui puisse le sauver. Mais je préfère ne pas en parler, tant il est horrible. »

Mais on le harcela, on lui promit des fortunes, on le menaça et on le cajola. Si bien qu'il finit par dire:

« Un bain dans le sang de plusieurs centaines d'enfants âgés de moins de sept ans guérira l'Empereur.»

Lorsque la confusion et l'effroi causés par ces paroles se furent quelque peu dissipés, les conseillers d'Etat décidèrent que le remède valait d'être essayé. Quelques uns, il est vrai, élevèrent la voix pour clamer que personne ne pouvait s'arroger le droit de commettre un tel acte de barbarie à la requête d'un étranger d'origine douteuse. La majorité considéra toutefois que l'on se devait de prendre tous les risques pour préserver la vie d'un Empereur tel que celui là, que tous respectaient et adoraient presque.
Ils finirent par avoir raison des réticences du monarque :

« Votre Majesté Impériale, lui dirent ils, n'a pas le droit de refuser car ce refus priverait l'Empire de quelque chose de bien plus précieux encore que la vie de tous ses sujets réunis et, à plus forte raison, que celle de quelques enfants. »

On fit donc savoir à la ronde que tous les enfants de Byzance ayant l'âge requis devraient être envoyés à Constantinople avant tel jour afin d'y être sacrifiés pour la santé de l'Empereur.
Nombreuses furent les mères des enfants condamnés qui appelèrent la malédiction divine sur la tête du souverain, ce monstre qui exigeait la chair de leur chair pour son propre salut. Quelques unes, à l'inverse, prièrent pour que l'Empereur soit guéri avant le jour fixé pour la mise à mort de leurs enfants.

Quant à l'Empereur, après qu'un certain temps se fût écoulé, il commença à penser qu'il ne pouvait laisser s'accomplir un tel forfait, sous quelque prétexte que ce soit. Ce dilemne le mit dans un tel état d'âme qu'il en fut jour et nuit torturé jusqu'à ce qu'il se décidât à proclamer par un édit : « Je préfère plutôt mourir que de voir mourir les innocents. »

Il n'avait pas plus tôt dicté ces mots que sa maladie commença à régresser et, en peu de temps, il fut complètement rétabli. Les penseurs superficiels s'empressèrent de conclure qu'il avait été récompensé pour sa bonne action. D'autres, tout aussi superficiels, attribuèrent l'amélioration de son état à l'immense soulagement éprouvé par les mères des enfants condamnés soulagement qui aurait fait jouer la puissance divine...

Quand on demanda au Soufi El Arif par quel miracle le mal avait été enrayé, il fit cette réponse :

« Comme il n'avait pas la foi, il lui fallait disposer d'une force équivalente : elle fut produite par la concentration de sa pensée alliée aux désirs positifs de toutes les mères qui souhaitaient une rémission de la maladie avant le jour fixé pour le massacre. »
Lorsqu’on rapporta les faits à El-Ghazali, il remarqua :

« Le résultat ne peut se produire que si l’on met en œuvre une méthode conçue pour opérer dans le temps assigné pour atteindre l’objectif.»

Idries SHAH, Contes derviches, Le Courrier du Livre